Bonobo – Migration

Un album tout frais tout neuf tout beau : « Migration », du DJ britannique Simon Green, aka Bonobo !

Quelle surprise les amis ! Disons le sans détours, l’album Migration de Bonobo est un véritable voyage onirique. Le bonhomme a presque vingt ans de carrière derrière lui, ce qui signifie qu’il a traversé pas mal d’époques en termes d’évolution musicale. De fait, il a eu le temps d’expérimenter, de tester et surtout de se lâcher complètement. Pour ceux qui ne connaissent que de nom, Bonobo fait dans la musique électronique dans la forme (encore que ses sons sont joués en live band de temps en temps), mais ce n’est pas de l’Électro dans le sens où on l’entend, plutôt un genre classé quelque part entre la Chill Wave et le Jazz (de l’Acid Jazz en réalité). Dans l’ensemble ce sont des sonorités très tranquilles, mais suivant le morceau, c’est soit de la musique de fond très ambiancé, celle-là qui donne de la saveur à ton quotidien, qui l’accompagne, soit ce sont des morceaux qui nécessitent une écoute active.

 

 

Les sonorités sont tellement variées, tout en restant dans le même cadre, que l’on est en droit de se demander si on est toujours en train d’écouter le même album. Plusieurs chansons font très « chansons d’été qui passent bien » (de la pure Chill Wave en fait), et certaines, comme Figures, sont accompagnées de chants féminins couplés à du violon, tandis qu’Outlier tire pour moi sur la House, avec des sonorités métalliques. Pas besoin de vous faire un tableau pour que vous imaginiez le smooth de l’ensemble. D’ailleurs au niveau des instruments, je ne sais pas si c’est du live ou pas, mais on a un peu de tout : Second Sun nous sort de la guitare à la française (vous savez ce genre mélancolique), tandis que Migration laisse la part belle à cet instrument noble qu’est le piano. C’est bien simple, une chanson est égale à un genre ! Bonobo ne chante pas, mais il a fait appel à quelques featurings qui s’en chargent pour lui. C’est surtout de la Soul mais ça accompagne très bien les sonorités, ça relève le niveau déjà très élevé des œuvres proposés. Mention spécial au morceau Bambro Koyo, qui fait appel au groupe marocain Innov Gnawa, un groupe de Gnawa qui se combine bien avec les sons de Bonobo, alors que ce sont deux styles très différents.

 

En somme un album plus que surprenant, qui peut vous faire ressentir tout un tas d’émotions, de la joie à la tristesse. Un périple qui a un début, des péripéties et une fin, qui vous laisse quasiment sans voix. Migration est un monde à lui tout seul, quelque chose qu’il faut avoir écouté et vivre. Si vous n’avez jamais écouté Bonobo auparavant, vous pouvez vous lancer sans problèmes ici, pour peu que vous soyez un peu fan de musique électronique bien sûr.

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