Darkest Dungeon, pourquoi tant de haine?!

Es-tu quelqu’un de solide, toi qui nous lis ? Quelqu’un qui n’a peur de rien, pas même de la peur elle – même ? Alors sois prêt pour ce jeu pas comme les autres !

Gagner la Guerre Jérémy Potel

Vous connaissez le concept du die and retry ? Et bien comme son nom l’indique, il s’agit de perdre un nombre incalculable de fois, tout ça pour les quelques rares victoires durement gagnées. Une représentation du joueur versus la machine, qui vise à tester les limites de ta patience. Pour autant, bien que simpliste, ces jeux sont sans prises de têtes et te permettent de passer un bon moment pour peu que les mécanismes soient biens ficelés. L’exemple le plus célèbre et le plus emblématique du genre reste Gost’n Goblins, sortis en 1985, ce jeu où tu meurs pour un oui pour un non, où perdre fait parti du jeu, et il y a eu un certain nombre d’émules encore aujourd’hui, comme par exemple Rogue Legacy, d’un genre différent mais où ce concept de mort en boucle est omniprésent.

 

À l’aventure, compagnons !

Maintenant que vous avez compris le concept, rentrons dans le vif du sujet. Nous sommes de grands amateurs de jeux indépendants à KultureMania, et Steam et pour nous une véritable mine d’or. Ainsi, un jeu attira notre attention : Darkest Dungeon. Ayant de bonnes critiques, nous nous lançâmes dans l’aventure, au sens propre comme au sens figuré. Darkest Dungeon est en effet un jeu d’aventure, mais un peu particulier : ce n’en est pas un à proprement parler, comme par exemple Uncharted, mais pourtant, vos personnages en vive une. Voilà le spitch : vous avez reçu une lettre de votre grand oncle, qui vous explique que pour restaurer la grandeur passée de votre famille, il a creusé sous son manoir pour en extirper la source de puissance qui s’y trouvée. Malheureusement, dans le plus pur style lovecraftien, une créature des ténèbres s’en ai échappé, corrompant de ses ombres la ville et la région alentour. Le but est de venir à bout de tous les donjons, lesquels sont générés aléatoirement à chaque fois que vous y remettez les pieds, mais qui sont finis une fois un certains nombres d’objectifs accomplis, comme avoir tuer le boss de fin. Le jeu se déroule en deux phases : la phase de préparation, un écran statique de la ville où on peut acheter armes, compétences et compagnons, et la phase d’exploration, en side scrolling (à défilement horizontal, genre Mario), à l’intérieur des donjons.

Évidemment, ceux-ci sont pleins d’embûches, pièges et monstres – avec un système de combat au tour par tour – se relaient pour vous barrez la route. Durant les bastons, il est important de bien préparer une stratégie, car il va vous falloir jongler avec un système de bonus/ malus, plutôt complexe. Mais bref, jusque là, c’est plutôt classique me direz vous.

Darkest Dungeon
Tellement de tristesse en une seule image

 

« Oublie tout espoir, toi qui entre ici ».

Et bien en fait, c’était sans compter la noirceur de ce jeu, qui fait tout pour ne vous laissez aucun moments pour souffler : d’une part, les soins sont rares et peu efficaces, et d’autre part, la jauge de « stress » se remplit, petit concept qui donne du sel à ce jeu (et aussi à la vie diront certains). Suivant ce qu’il se passe – la torche qui s’éteint ou certaines attaques spéciales des monstres par exemple – la jauge de stress se remplit. Quand elle atteint son maximum, votre personnage craque (ou plus rarement s’exalte) et il devient un poids, désobéissant ou déprimant les autres. Si la vie est dure à remonter dans Darkest Dungeon, la jauge de stress est bien compliquée à vider, et il est à peu près sur que vos gars seront tous au fond du rouleau une fois la quête terminée. Du coup, cela rend la partie plus ardue car bien plus aléatoire, et dès que ça commence à sentir le pâté, un effet boule de neige se met en place, et là coco, t’es vite dans la panade. Au cas où vous pousseriez le vice plus loin, si la barre de stress se remplit une deuxième fois, votre personnage fait une crise cardiaque et meurt. Tout simplement. Pire, la mort est irréversible et le jeu sauvegarde automatiquement, donc n’essayez pas de filouter en redémarrant, ça ne servira à rien. Les fins de quêtes et le retour en ville les poches pleines apparaissent alors comme des récompenses bien méritées. A noter que vous pouvez rentrer en ville plus tôt avec le butin mais la jauge de stress explosera et vous devrez recommencer votre donjon de zéro. Et ouais, pas de bras, pas de chocolat !

Darkest Dungeon KultureMania
Le groupe de cinq monstres qui t’attend dans les ombres

Pour finir, notons que du coup, l’ambiance du jeu colle parfaitement à l’histoire, sombre et triste, représentant bien un monde sans espoir. Une voix off, celle de votre oncle en fait, commente vos faits et gestes régulièrement, à l’aide de maximes inspirées et déprimantes. Celle-ci s’insère bien dans l’aventure, bien qu’un peu trop fréquente souvent. Rien à dire sur la bande-son, qui remplit son rôle à l’aide grandes envolées d’orgues et de cris gutturales de monstres. Les graphismes sont de toutes beautés : un style comic en cell-shading tout à fait approprié et détaillé, les horreurs des donjons sont tout à fait dégueu à souhait. Vous traverserez différents environnements, du donjon classique aux marais en passant par la forêt. De nombreuses horreurs sont tapis dans les ombres, faites attention !

Bref, Darkest Dungeon, un jeu addictif, doté d’une réelle ambiance, qui mettra vos nerfs à rudes épreuves.

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