Hearthstone : ce jeu de cartes virtuel qui me prend un temps fou!

Alors qu’un nouvelle extension du fameux jeu de cartes en ligne vient de paraître, revenons sur ce jeu qui bat tous les records.

Hearthstone Jérémy Potel

Hearthstone est le dernier né de la licence Warcraft en tant que jeu à part entière, si on ne compte pas les sorties des extensions du MMORPG (comprenez jeu en ligne massivement multijoueur) World of Warcraft, qui sont issus d’un même jeu. Sorti en mars 2014, il avait pour vocation de n’être qu’un « jeu accessoire », mais le succès fut tel qu’il est à présent la poule aux œufs d’or de Blizzard. Retour sur un succès.

Un nouveau jeu chronophage

Alors que League of Legends commençait pas mal à me gonfler à l’époque, Hearthstone arriva comme un messie. Délaissant de plus en plus les parties de ce fameux MOBA (ce concept de jeu où tu dois faire avancer une armée de petits personnages à l’aide de ton héros pour détruire la base ennemie ) avec mes potes, pour jouer de plus en plus à ce jeu de cartes, j’ai fini par définitivement sauter le pas, tout comme l’ont fait entre temps pas mal de mes amis. Sans être vraiment révolutionnaire – ce n’est après tout qu’un jeu de cartes – Hearthstone possède plusieurs atouts non négligeables, mais n’est évidemment pas parfait. Le concept est simple : il s’agit d’un jeu de cartes à la Magic, où le but est de ramener les points de vie de votre adversaire à zéro. Pour cela, vous avez le choix entre 9 classes, les classes originelles présentes dans World of Warcraft : le mage, le paladin, le guerrier, le démoniste, le shaman, le druide, le voleur, le chasseur et le prêtre, représentés par des personnages que les fans de la saga reconnaîtront sans mal. Chacune possède un pouvoir héroïque et des cartes spécifiques, et ce sera à vous de créer les meilleurs decks pour venir à bout de vos adversaires en tenant compte de ces paramètres. Les cartes sont classées par niveau de rareté et de puissance, de la commune à la légendaire, et quelques-unes peuvent carrément retourner une partie.

Il existe plusieurs façons de se procurer des cartes : l’argent virtuel, l’argent réel et le système de « poussière arcanique ». La monnaie du jeu prend la forme de pièces d’or, que vous pouvez obtenir en résolvant des quêtes, et qui vous serviront principalement à acheter des paquets de cartes. Chaque paquet contient aléatoirement 5 cartes. De fait, plus vous obtenez de paquets, plus vous avez de chances d’avoir la carte de vos rêves, et donc d’être plus compétitifs. Cet or virtuel peut aussi servir à déverrouiller certains modes de jeu offrant récompenses à la clé. Tout cela peut bien évidemment s’obtenir grâce votre sacro-sainte carte bleue, et je connais des proches qui ne s’en sont pas privés, loin de là. Enfin, chaque carte possède un coût en poussière, que vous obtenez en les « désenchantant » (celles que vous avez en trop par exemple), et que vous pouvez réinjecter dans la création d’autres cartes. Bien évidemment, chaque carte coûte plus chère que ce qu’elle rapporte, donc il faut gérer à sa collection avec parcimonie. Vous l’aurez compris, s’il est possible de jouer gratuitement à Hearthstone de A à Z, il est conseillé de passer à la caisse si vous voulez être compétitif. Sinon, attendez-vous à de longues heures de jeu et d’économie de pièces d’or. Pour ma part, vu que j’ai commencé dans le tout début du jeu, je m’en suis bien sorti sans dépenser une fortune.

Néanmoins, cet gratuité sur le papier à parmi de l’ouvrir à différentes catégories de gens, du joueur occasionnel au joueur très confirmé, le jeu faisant partie des pontes de l’e-sport (des parties de jeux en lignes visibles sur grand écran lors d’événements spéciaux, les récompenses sont colossales de nos jours), et on ne compte plus les chaînes YouTube de pros à son sujet. C’est cette dualité qui a été très bien mise en œuvre par Blizzard : il est possible de jouer à Hearthstone tranquillou ainsi qu’en championnat haut niveau. Par ailleurs, le style graphique un peu cartoon, à la World of Warcraft, et la bande son discrète mais de qualité, ont été très certainement voulus pour plaire à la plupart. Enfin, si l’immense majorité des jeux en lignes permettent de discuter directement avec l’adversaire (et donc de l’insulter), ceci n’est pas possible dans Hearthstone, où seul un système d’emotes est disponible.

Les extensions se succèdent mais ne se ressemblent pas

Comme tout bon jeu de cartes à collectionner qui se respectent, Hearthstone voit arriver régulièrement de nouvelles cartes, via des extensions et des aventures. Chacun des nouveaux blocs à son thème et ses mécaniques propres, qu’on peut apprécier ou non. Le jeu compte à présent quatre aventures et pas moins de six extensions, portant le total de cartes aux alentours de mille cinq cent. Un chiffre tout à fait honorable pour un jeu qui a seulement deux ans, mais encore bien loin des pontes des cartes à jouer, tels que Magic (environ quatorze mille cartes au moment de l’écriture de ces lignes) ou Yu-Gi-Oh.

Les ajouts de cartes sont donc répartis en deux catégories : les extensions proprement dites qui balancent un certain nombre de cartes le jour de leur sortie, suivant un thème donné (la première faisait la part belle aux « méchas » par exemple), et les « aventures », qui sont inspirées des anciens donjons de World of Warcraft, et qui correspondent à des duels contre le jeu. À l’issue de ces aventures, vous aurez quelques dizaines de cartes en plus. La sortie d’une nouvelle extension et d’une nouvelle aventure s’alternent, correspondant à trois lots par an, celles-ci étant malheureusement de qualité inégale en terme de nouvelles mécaniques. Il arrive qu’un nouveau set de cartes restent dans l’ombre d’un meilleur ensemble sorti auparavant.

Depuis 2016, un mode de jeu dit « standard » apparaît, qui autorise seulement les cartes de bases et celles parus durant l’année en cours. Ceci pour renouveler constamment le jeu : ceci laisse à Blizzard de la liberté pour créer des cartes qui ne concurrenceront plus forcément en terme d’effets ou de puissances. Celles-ci sont toujours jouables dans le mode dit « sauvage », donc pas de panique, vous pouvez toujours jouer vos anciennes cartes préférées.

La dernière extension sortie se nomme « Les Chevaliers du Trône de Glace », un thème qui rappellera bon nombre de souvenirs au fan de la saga Warcraft.

Des chiffres honorables.

Ne nous trompons pas, Blizzard a fait quelques erreurs ces dernières années, notamment depuis leur fusion avec Activision. Diablo III est loin des deux premiers opus et les extensions de World of Warcraft sorties depuis ne sont pas à la hauteur de ce qu’était le jeu durant son âge d’or. Le mastodonte qui comptabilisé douze millions de comptes actifs à son plus haut niveau, stagne à cinq millions aujourd’hui (ce qui en fait encore de loin le leader du marché cependant), un score pourtant plus qu’honorable après douze ans d’existences. Néanmoins, l’éditeur a déclaré qu’il n’annoncerait plus les chiffres liés aux abonnements, ce qui veut tout dire. Pourtant, ils ont grandement réussi leur coup avec Hearthstone, qui comptabilise aujourd’hui soixante-dix millions de joueurs, et qui fait partie des jeux les plus joués en tournois. Bref, essayer, c’est l’adopter.

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