Lala Land : une très belle comédie musicale!

À la base moyennement motivé pour aller voir cette comédie musicale, je me suis laissé convaincre de donner sa chance à Lala Land. Ce qui s’avéra être une bonne idée.

Lala Land Jérémy Potel

À la base moyennement motivé pour aller voir cette comédie musicale, je me suis laissé convaincre de donner sa chance à Lala Land. Ce qui s’avéra être une bonne idée.

Si tu veux public, je ne suis pas très comédie musicale, c’est un genre qui a assez vite tendance à me faire lever les yeux au ciel (je suis un dur de chez dur que veux-tu). Cependant, de bons retours émanaient du film, et puis bon, la présence de deux talentueuses têtes d’affiches, à savoir Emma Stone (Zombieland, Birdman..) et Ryan Gosling (Drive, Blade Runner 2049..) m’a aussi rassuré.

Tiens au fait, avant de se lancer, tu savais que «La La Land » était un terme américain qui désignait le quartier Hollywood de Los Angeles, et de manière générale, une situation déconnectée de la réalité ? Moi non plus.

 

Une love story typique..

 

Lala Land commence donc sur un aparté musical, histoire de donner le ton. Pour tout te dire, ça m’a mis un bon coup de flippe dès le début. J’avais peur que tout le film ne soit que chant et danse (je veux dire, c’est bien mais voilà c’est pas mon truc). Et au final, il s’avère que toute une histoire d’amour se met en place autour des deux protagonistes, Mia et Sebastian, qui nous accroche sans même que l’on s’en rende compte. Ainsi, à Los Angeles, les deux personnages vivent leur vie, en attendant de pouvoir réaliser leurs rêves respectifs. Elle bosse comme serveuse dans l’espoir de décrocher le rôle de sa vie, tandis que lui veut acheter son club de jazz et bride son talent musical en jouant pour de petits groupes. Finalement, tu t’en doute, ils vont finir par se croiser, jusqu’à développer une relation complice puis amoureuse, s’entraidant pour percer dans le dur monde du show business (dont l’univers impitoyable est retranscrit, sinon évoqué). Le film est découpé en quatre saison, dans le même schéma que Requiem for a Dream (tu sais, ça va de mal en pis), l’hiver terminant l’histoire. Bref, une histoire d’amour mignonne, avec ses enjeux, entravée des aspirations personnelles de chacun. Rien de révolutionnaire dans le concept mais on s’y laisse prendre et on y croit. La fin vous laissera peut-être sur votre faim (rime compte triple), certains la trouveront inadéquate, d’autre très émouvante, mais elle aura dans tous les cas le mérite de vous surprendre !

 

Mais dont la musique exacerbe l’intensité

 

Passons donc à l’aspect le plus original, qui fait toute l’essence du film : celui de la comédie musicale. Le concept prend moins de place que ce à quoi je m’attendais (en gros je m’étais préparé à un film quasiment entièrement chanté). Au final, les passages dansants sont choisis avec brio, au bon moment de l’histoire. Les émotions que le réalisateur a choisi de nous transmettre passent d’une manière efficace via la musique et le chant, et on se retrouve sans s’en rendre compte à les ressentir à fond. Je ne sais pas si c’est juste moi, si c’est intentionnel ou non, mais il semblerait que la performance d’Emma Stone soit plus axée autour du chant, tandis que celle de Ryan Gosling soit plutôt tournée vers le piano (mais il fait aussi des claquettes, et n’est même pas ridicule). Ils sont très doués dans leur domaine et dansent divinement bien tous les deux (analyse faite par un néophyte en danse). Bref, si le film ne vous donne pas envie de vous lancer dans un domaine artistique dès la sortie de la salle, c’est à n’y rien comprendre !

Une autre facette de la « Citée des Anges »

L’intrigue de Lala Land se déroule donc à Los Angeles, à laquelle le film donne une atmosphère que je n’avais pas l’habitude de voir (pour moi, L.A. rime avec gangs, film de flics, ou à la rigueur, avec les plages californiennes). Ici, nous avons ce petit quelque chose de léger, d’un monde où les couleurs sont éclatantes et où tout semble possible. Un lieu de musique constant, tel une Nouvelle-Orléans ensoleillée, où le jazz y est omniprésent (qui est ,paraît il, la musique la plus parfaite jamais créée). Le film se pose d’ailleurs comme un ardent défenseur de ce genre musical, issu d’une longue histoire, et qui est trop méconnu des jeunes générations. La question sera soulevée d’ailleurs : faut-il dénaturer le jazz, par exemple en le transformant en pop, pour le remettre au goût du jour? Chacun choisira son camp. En tout cas, c’est une musique très complexe, divisée aujourd’hui en des dizaines de sous-genre. Lala Land nous propose aussi quelques éléments culturels historiques, notamment par rapport à de vieux films classiques aujourd’hui oubliés. Une manière de se placer comme le digne héritier de l’histoire de Hollywood.

 

Un film parfait pour un rencard réussi

 

En conclusion, un film qui a marché du tonnerre de Dieu, et qui finira par te plaire même si comme moi à la base tu n’es pas très comédie musicale. Il te déridera et t’apportera cette paix intérieure qui te manquait, te transportera dans un univers qui momentanément, te coupera du monde réel. La La Land a été nominé quatorze fois aux Oscars 2017 (ce qui est seulement le troisième fois de l’histoire du cinéma), et en a remporté cinq! Avoue, que c’est un bon gage de qualité, non ?

 

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