Les Animaux Fantastiques : préquel à Harry Potter!

Une fois de temps en temps, j’ai la bonne idée d’aller au cinéma. Ce coup, on parle de Les Animaux Fantastiques, dernier de l’univers gigantesque de Harry Potter !

Animaux Fantastiques Jérémy Potel

Une fois de temps en temps, j’ai la bonne idée d’aller au cinéma. Ce coup, on parle de Les Animaux Fantastiques, dernier de l’univers gigantesque de Harry Potter !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, petit retour en arrière. La saga Harry Potter, tout le monde connaît, c’est l’un des événements majeurs du tournant du millénaire. Le petit sorcier a soulevé les foules et l’enthousiasme de part le monde, et fait aujourd’hui parti intégralement de la culture populaire. Il faut dire que dans le genre, l’histoire regorge d’excellentes idées, et a tout pour séduire aussi bien les petits que les grands. Au bout de sept tomes riches en émotions, Harry tire sa révérence en 2007.

 

L’intarissable poule à thune

 

Personnellement, j’ai toujours été un grand fan de la saga Harry Potter, dont j’ai lu plusieurs fois tous les tomes. L’amour s’est un peu tassé avec les années, mais je garde un excellent souvenir de mes pérégrinations littéraires au côté du sorcier. Les films sont assez réussi dans l’ensemble, certains plus fidèles que d’autres, mais forcément, les livres sont bien meilleurs. Malheureusement, mon œil acéré pour repérer les moindres écarts à l’œuvre originale entache mon plaisir à regarder. Ainsi, c’est le cœur plus léger que je suis allé voir Les Animaux Fantastiques (« Fantastics Beasts and Where to Find Them » in english, le titre original du livre), vu qu’il n’y avait pas spécialement d’enjeux. Ce film est très largement inspiré du livre du même nom, qui est en fait une encyclopédie sur les animaux magiques de l’univers Harry Potter. Ce livre, paru en 2001, n’est même pas une histoire en soi, et ne comporte qu’une petite centaine de pages, c’est en fait plus un gadget qu’autre chose. Mais J. K. Rowling, la célèbre écrivain, a bien du mal à laisser sombrer la poule aux œufs d’or aux oubliettes, ce qui mena à la création d’une nouvelle saga cinématographique (et à une pièce de théâtre qui n’est pas si ouf, dit-on). Évidemment, c’est toujours un plaisir pour les fans que de voir les aventures du monde magique continuer, et pour moi, tant que l’œuvre originale n’est pas dénaturée (et si on met l’aspect mercantile de côté), je n’y vois pas inconvénients. D’un minuscule livre, il est prévu pas moins de cinq films ! CINQ ! Même si on ne sait pas si ils seront tous sur le même thème, nous retrouvons la même problématique que l’adaptation cinématographique du Hobbit : à vouloir trop en faire, à vouloir trop s’en mettre dans la pocket, à vouloir faire une trilogie d’un livre pour enfants de 300 pages, on fait potentiellement de la merde. L’avantage ici pour le film qui nous intéresse est que toute l’histoire reste à faire.

Les Animaux Fantastiques
Cinq films?!

 

A toujours vouloir en faire trop, on finit par se forcer

 

Bref, assez blablaté, rentrons dans le vif du sujet. Les Animaux Fantastiques est un espèce de spin-off/ préquel de Harry Potter, spin-off car il n’a à la base rien à voir avec la saga originale, si ce n’est qu’il se déroule dans le même univers magique (mais ni la même époque, ni dans les même lieux, ni avec les même personnages), mais prequel car ils ont été assez malins pour tisser quelques liens avec l’œuvre que nous connaissons. Mais alors qu’elle est l’histoire ? Nous suivons les aventures de Norbert Dragonneau (l’auteur fictif du livre), un « magizoologiste », c’est à dire un expert en bêtes fantastiques, qui fait une escale en 1929 à New-York. Le scénario se divise en deux histoires pas forcément liées : d’un côté, nous avons Norbert qui doit retrouver les animaux qui se sont évadés de sa valise magique, et de l’autre, une histoire de mystérieux monstre qui fout le bazar à New-York, dont les protagonistes doivent trouver l’identité.

La partie sur la chasse aux monstres est légère et marrante. Elle permet de nous montrer la richesse et les merveilles de l’univers magique, dans la mesure où nous voyons tout un tas d’animaux surprenants. Cela permet de plus de comprendre plus avant le personnage de Norbert, très attendrissant quand il s’agit de soin aux créatures magiques. Bref, une partie dans la lignée des premiers films Harry Potter, où tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Cependant, un film sur une chasse aux monstres ne suffit pas à faire rentrer des dollars, et encore moins à faire des suites. Il a fallut donc inventer un antagoniste. Celui-ci est en lien avec les animaux magiques de Norbert, mais on a un peu du mal à y croire. Il ne représente pas vraiment de danger, et l’idée de sa conception est un peu bancal. On ne comprend pas tout de suite qui est méchant ou pas. Bref, on se rend bien compte que c’est un antagoniste créé de toute pièce pour le film et celui-ci ne restera pas dans les annales. À cela s’ajoute un contexte politique hostile aux sorciers, mais là encore, nous ne sommes pas très convaincu, et c’est surtout pour placer l’histoire dans un contexte plus général.

Un plot twist survient à la fin, qui apporte un peu de lumière, et permet de raccorder tout ce fatras aux aventures d’Harry Potter un demi siècle plus tard. La mise en forme de ce retournement de situation va agréablement vous surprendre, je vous le garanti.

Les Animaux Fantastiques
Quand le spin off est pas si mal au final

 

Un certain effort sur la mise en scène

 

Le représentation du New York des années 30 est réussi, on s’y croirait vraiment. Pour moi, il est pourtant dommage d’avoir choisi ce lieu comme centre de l’action, au lieu d’endroits typiquement magique, ou même de lieux britanniques, patrie d’origine de Harry. Évidemment, on comprend bien vite que cela est fait pour plaire au public américain, qui fait a priori la pluie et le beau temps (pour autant, l’acteur principal et le réalisateur sont britanniques, peut-être seuls concessions des producteurs). Des créatures emblématiques font leur apparition, comme les Elfes de Maisons ou les gobelins, et puis bon, ça reste intéressant de voir qu’il y a un monde magique en dehors de Poudlard. Rien de transcendant niveau casting, même si Eddie Redmayne joue un bon Norbert, dans sa bulle et complètement fasciné par ses animaux, le personnage va gagner à être étoffer, mais c’est plutôt un bon choix. Et puis il est mimi. L’autre grosse tête d’affiche est Colin Farell, mais c’est surtout pour mettre Colin Farell au casting et rajouter de lourd. Bon, c’est un bon acteur mais si on ne le connaîtrait pas, on l’oublierait bien vite, dans la mesure où il n’a que de rares moments d’éclats. Dan Folger est le moldu de la bande ainsi que l’élément comique, et pour le coup, il remplit son office. Par ailleurs, les fans de DC Comics auront reconnu Ezra Miller, qui joue Flash dans les films de la saga de firme. Je ne sais pas trop ce qu’il vaut dans ces médias, mais je crois qu’il est cool, mais ici, il n’est pas très convainquant. Au delà, un caméo sympathique et prometteur vous attend à la fin !

 

Allez si t’es fan ça passe

 

En conclusion, un film agréable à regarder, mais dont la meilleur partie est celle en lien avec le livre , c’est à dire Norbert et ses bestioles. Le reste, l’histoire du mystérieux monstre et tout, et bien on y croit moins, et ça a surtout comme avantage de lancer la saga et de faire office de préquelle. Enfin, un bon moment quand même !

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