Mindhunter : la genèse de la criminologie !

Récemment paru sur Netflix, Mindhunter a su séduire la critique pour ses qualités scénaristiques incontournables. Petit billet sur cette série qui fait quasiment office de documentaire.

Mindhunter Jérémy Potel

Récemment paru sur Netflix, Mindhunter a su séduire la critique pour ses qualités scénaristiques incontournables. Petit billet sur cette série qui fait quasiment office de documentaire.

Durant les années 70, aux États-Unis et dans le monde, la traque aux meurtriers en était encore à ses balbutiements. La criminologie n’existait pas encore en tant que tel. Mindhunter voit donc la naissance du métier de profiler, et du concept même de serial killer, pour comprendre ce qu’il se passe dans la tête de ceux qui passent à l’acte dans la mesure de les arrêter plus facilement.

 

 

La série se veut plus comme un documentaire comme une œuvre policière. Produite par David Fyncher (réalisateur de Seven ou Fight Club) et Charlize Theron ( Mad Max : Fury Road ) et s’inspirant de faits et de personnages réels, elle voit les enquêteurs Holden Ford (sosie d’Emmanuel Macron) et Bill Tench parcourir les États-Unis pour avoir des entretiens avec des tueurs en séries. Dans leur travail scientifique, ils seront aidé de la psychologue Wendy Carr, qui possède des aptitudes nécessaires pour décrypter les propos des tueurs.

La série est réellement passionnante, avec des moments forts, qui se concentrent surtout sur les relations qu’ont les inspecteurs avec les tueurs, quand ils tentent de les comprendre ou les confrontent. Les quelques passages plus inintéressants, sont ceux qui s’attardent sur la vie personnelle des enquêteurs : nécessaires pour apporter de la profondeur aux personnages certes, mais qui cassent le rythme, vous savez bien qu’à KultureMania, nous voulons du sang et des larmes.Pour l’anecdote, HBO refuse d’abord la série, car selon eux, personne ne serait intéressé par l’histoire de « deux mecs blancs en costume », mais ça, c’était avant le succès colossale de True Detective.

La réalisation et les jeux d’acteurs sont justes, dans l’ensemble, les interprètes des tueurs arrivent bien à restituer la folie que possède leurs personnages. Mention spéciale à l’interprète d’Edmund Kempler, l’un des tueurs en séries les plus célèbres des États-Unis (une bonne dizaine de victimes à l’aise), qui propose une prestation glaçante. La bande-son est discrète, mais accompagne à la perfection les moments angoissants, notamment lorsque les tueurs racontent leurs crimes (ça dégoûte même parfois !) aux enquêteurs.

Mindhunter donc, une série de dix épisodes disponible sur Netflix, qui a déjà été renouvelée pour une seconde saison.

 

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