The Walking Dead : première moitié de la saison sept. Negan arrive!

The Walking Dead, tout le monde connaît, c’est une série qui fait aujourd’hui figure d’ancienne dans le paysage audiovisuel de ce début de XXIème. Sans dire qu’elle déchaîne les passions, elle a cependant une bonne base de fans, et du moins, elle se regarde facilement pour peu qu’on accroche au contexte.

The Walking Dead Jérémy Potel

The Walking Dead, tout le monde connaît, c’est une série qui fait aujourd’hui figure d’ancienne dans le paysage audiovisuel de ce début de XXIème. Sans dire qu’elle déchaîne les passions, elle a cependant une bonne base de fans, et du moins, elle se regarde facilement pour peu qu’on accroche au contexte.

Les saisons de The Walking Dead sont divisées en deux parties dans l’année, respectant un schéma défini. Grosso modo, la première partie s’attarde à poser le contexte, à décrire les personnages et leurs évolutions psychologiques et relationnelles. Elle commence suite à un cliffhanger et se finit sur un autre. En fait, la plupart du temps, les épisodes qui valent le coup sont le premier et le dernier, et entre temps c’est parfois un peu poussif. La seconde partie de la saison est en général plus centrée action, et c’est durant ces moments que l’intrigue avance. Le contexte général d’un monde post-apocalyptique zombie étant figé, il est nécessaire que les scénaristes et les réalisateurs se renouvellent au sein de ce cadre. Souvent, c’est grâce à un nouvel antagoniste qui apparaît et qui se confronte à la bande de Rick. Le Gouverneur étant le premier, c’est maintenant au tour de Negan.

 

L’histoire d’un homme et de sa batte

 

Pour les grandes lignes, la série se base majoritairement sur les comics dont elle s’inspire, en prenant évidemment des libertés. Dans le comic, Negan est arrivé tardivement, mais est considéré à présent comme personnage culte, à mon avis plus que le Gouverneur (qui est d’ailleurs bien plus travaillé dans l’adaptation que dans le bouquin). La saison 6 se terminait donc par l’apparition de Negan, que les sbires ne cessaient d’évoquer depuis plusieurs épisodes déjà (« We are all Negan »). Les « Sauveurs » (« The Saviors » en vo) sont le groupe ennemi de cette sixième saison, et pour ceux qui ne suivent pas les livres, ils étaient alors teintés de mystères : pourquoi se nomment-ils comme ça ? Mais qui donc est ce Negan bon sang ?! Pourquoi tant de haine ? Finalement, comme on s’y attendait un peu, il apparaît alors pour le dénouement final (il y avait cependant une chance pour que Negan ne soit un concept c’est vrai, mais bon, c’est The Walking Dead hein). Pour ceux qui avaient lu la bd, son entrée en scène était chargée d’enjeux, d’importance, car l’histoire opère un tournant à ce moment là, et il restait à savoir si les producteurs allaient suivre le principe. Et bien oui ! Pour ceux qui l’ont vu, même ceux qui n’ont regardé seulement cette scène de toute la série, elle est réussi, pleine de suspens, et choque bien plus que sur papier. Negan, interprété par Jeffrey Dean Morgan (l’interprète excellent du Comédien dans Watchmen, un film qui l’est tout autant), et là pour montrer qu’il est le patron, et commence son plouf-plouf meurtrier, dans l’impuissance totale de notre groupe. Quinze longue minutes d’angoisse, au son de « Emmy Meeny Miny Moes », pour savoir qui il va tuer à coup de sa précieuse batte entourée de fil barbelée, Lucille. La saison 6 se termine par un fond noir, où l’on entend le son de cette arme fracasser l’un de nos gars.

 

Des moments un peu chaud !

 

La septième saison de The Walking Dead reprend au même moment, et enfin, six mois de spéculations vont prendre fin. La série va t’elle suivre le comic ? Vont ils nous surprendre ? Cela va-t-il tomber sur Daryl ?! Finalement, grâce à cette scène, la série rejoint effectivement la ligne du livre, mais de manière évidemment bien plus marquante (dans le sens où on voit des bouts de cerveaux voler). Le premier épisode est stressant sa mère, même si on n’est pas spécialement à fond dans le show. C’est limite malsain en fait, et il s’arrête juste à la limite de l’horreur. Perso, j’ai trouvé ça grave cool, mais je peux comprendre que cela ai pu choquer, à vrai dire, il y a longtemps que je n’avais été pris par un épisode de série comme celui là. De toutes les manières, les personnages sont vraiment dans une mauvaise posture à ce moment là, complètement soumis et impuissants, face à Negan et à ses Sauveurs. Parlons du personnage : dans le comic, il est difficile à cerner, inconstant et illogique, et est longtemps un ennemi redoutable. La série lui a donné un dimension classe, et plus sadique. Le problème de cette saison, c’est que du coup ils l’ont sorti à quasiment toutes les sauces, parfois pour pas grand chose. C’est LE point à mettre en avant dans le saison, et ils ne s’en sont pas privés. En même temps, la série n’avait pas eu d’antagoniste personnifié depuis un moment, et celui-là est plutôt en or pour l’occasion.

 

The Walking Dead fait du The Walking Dead

 

Comme souvent dans les premières parties de saison, les personnages sont séparés un peu partout, et des épisodes se concentrent exclusivement sur eux. Certains de ces épisodes sont carrément inintéressants, mais ça on avait l’habitude ! Du genre « ah c’est un épisode sur elle ? Vas-y laisse tomber ». Évidemment, celui sur Daryl sauve les autres, mais c’est surtout car c’est Daryl, personnage emblématique de la série. Du coup, l’histoire n’avance pas très très vite, mis à part quelques retournements de situations, ( bon ok il n’y a que huit épisodes). En fait, on en vient presque à ce demander ce qu’il s’est passé de marquant durant tout ce temps, et seul quelques moments forts nous reviendrons en tête, tous sans exception impliquant Negan. Nous découvrons avec plaisir des personnages et lieux emblématiques du comic, comme Ezekiel et son Royaume, qui seront amener à jouer un rôle important dans la guerre contre les Sauveurs. Sans surprise, cette mi-saison finit sur un moment où on se dit une fois de plus « ça y est, on y est là ! », à tord ou à raison.

 

Écoute, regarde là, c’est pas si mal

 

Bref, une demi saison à suivre pour suivre le fil, avec quelques épisodes que l’on peut sans problèmes passer à la trappe. C’est l’un des grands défauts de The Walking Dead, les épisodes, et à plus large échelle les saisons, sont inégaux entre eux, sans doute car les scénaristes ne peuvent pas sortir du contexte, et qu’il est difficile de sortir du schéma « nouvel ennemi – bataille – victoire » (à mon sens, une enquête sur les origines des zombis ne serait pas si mal mais bon). Ils semblent en être conscient, et l’ère Negan ouvre un arc gigantesque, où les créateurs se permettent plus de possibilités, une ambiance plus sombre, ceci car à présent, la série a des bases solides, et qu’elle doit se renouveler pour se pérenniser.

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