It : le clown cauchemardesque se réveille de nouveau!

Adaptation du roman sensation de Stephen King, l’adaptation de It à la sauce 2017. Alors, Ça donne quoi ?

It Jérémy Potel

Seconde mise à l’écran du roman d’horreur de Stephen King après celle de 1990, It (ou Ça) revient pour hanter nos cauchemars (du vécu). Le roman original parut en 1986 raconte l’histoire d’une bande d’enfants affrontant une entité maléfique en 1956, dans la ville de Derry, Maine. Cette entité, nommé « It » utilise ses pouvoirs d’hypnoses et d’illusions pour effrayer les enfants. La peur qu’il suscite lui permet ensuite de les dévorer. Elle apprécie de revêtir le plus souvent la forme d’un clown, qu’elle nomme « Pennywise le Clown Dansant », car c’est à son sens la forme la plus efficace pour attirer les enfants. Avec le recul, nous comprenons ainsi que c’est à cause de ce personnages que nous vient notre peur plus ou moins consciente des clowns. L’entité revient tout les vingt-sept ans, durant la seconde partie du livre, les enfants devenus adultes reviennent à Derry pour l’affronter une nouvelle fois.

Que se cache-t-il dans les ombres?

 

L’adaptation 2017 commence par la disparition de Georgie à cause de It. De fait, durant l’été 89, son frère Billie, accompagné de ses amis Stan, Richie, Bev, Mike, Eddie et Ben, qui forment le « Club des Loosers », mènent l’enquête. Comme dans le livre, ils prennent conscience que la disparition de Georgie et des autres enfants au cours des siècles sont l’œuvre d’une créature maléfique, qu’ils finissent par confronter. Tour à tour, It utilise leur plus grande peur pour les effrayer, et il va falloir du courage aux enfants pour aller au delà de leurs terreurs et libérer la ville de Derry du mal qui la ronge.

N’ayant ni lu le livre (un mal que je réparerai bientôt), ni vu le téléfilm de 1990 (ou It est interprété par le grand Tim Curry), le but ici n’est de comparer la version 2017 à ces matériaux, mais d’en faire une chronique fraîche et dénuée de tous préjugés. Monté comme un film d’horreur, le scénario est bien ficelé. Passer la scène d’introduction qui met bien dans l’ambiance (et très sûrement meilleure scène du film), l’œuvre nous présente peu à peu tous les personnages, dans une ambiance très années 80. Les enfants du « Club des Loosers » possèdent chacun des personnalités bien distinctives, et des défauts (au sens où l’entend le film hein) qui les isolent du reste de la société. Au fil de l’œuvre, nous sont distillées des apparitions de It, qui prend un malin plaisir à terrifier les enfants. XXIème siècle oblige, les peurs sont très bien représentées à l’écran, et sont susceptibles de nous foutre la frousse à nous aussi, grandes personnes que nous sommes. It reprend les codes qui font un bon film d’épouvante : les nombreuses formes de It vont du lépreux aux zombies en passant par l’homme-sans-tête. À cela s’ajoute les endroits obscurs où il se terre, égouts et autres maison abandonnées, ce qui donnent lieux à de grands moments de tensions, voire à d’impressionnant sursauts.

 

Rare : un film d’horreur avec de bons acteurs

 

Outre cette ambiance si particulière, It nous sort un avantage que peu de films d’horreur que j’ai vu ont : des acteurs crédibles. Citons d’emblée l’interprète de It : Bill Skarsgård (issu d’une famille suédois d’acteurs : le père joue dans Pirates des Caraïbes, un de ses frères dans True Blood, l’autre dans Vikings..). Skarsgård signe ici une prestation plus que convaincante, livrant un It creepy au plus au point, faisant penser par moment au Joker de Heath Ledger. It prend un malin plaisir à torturer psychologiquement ses victimes, et Skarsgård arrive tout à fait à jongler entre les émotions, à faire de la créature une entité malveillante. Revêtant l’apparence d’un clown la plupart du temps, le It de Skarsgård offre des prestations clownesques, rires et autres danses, rendant le personnages effrayant. Sa façon de traquer ses proies, de murmurer leurs noms, de les embobiner, donnent vraiment froid dans le dos.

La bande de gamin n’est pas en reste, et leurs interprétations apportent de la légèreté à cette sombre histoire. Les moments d’humours sont nombreux, et arrivent à nous faire rire face à un film qui est sensé provoquer le sentiment inverse.

Notons les prestation de Billie (interprété par Jeaden Lieberher, vu dans Midnight Special notamment, dont la carrière est à présent lancée), leader courageux souhaitant venger son petit frère, qui, disons le, interprète bien le bégaiement (tout le monde n’en est pas capable), Richie, le petit rigolo vulgaire de la bande (interprété par Finn Wolfhard, qui joue Mike dans Stranger Things, un tout autre rôle), ou Eddie, qui campe à merveille l’hypocondriaque.

It fut un succès au box office, explosant toute une flopée de record. Un succès mérité, qui a tout à fait sa place si vous vous faites vous aussi des soirées films d’horreurs à la maison. La seconde partie de It sortira le 9 septembre 2019, et nous verrons les enfants devenus grands se préparer à un autre affrontement contre la terrible créature ! Soyez prêt, et attention aux clowns.

 

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