Walking Dead, saison 8 partie 2 : les lignes bougent, et ça fait du bien !

Il se passe enfin des choses dans tous les épisodes.

Il se passe enfin des choses dans tous les épisodes.

Qui l’aurait cru, Walking Dead a su renaître de ses cendre avec cette seconde partie de saison huit. Après une première moitié où il ne se passait pas grand chose, nous avons ici un souffle nouveau bienvenu.

 

Cette deuxième saison commence par la disparition d’un des personnages principaux. Vous savez de qui je parle si vous aviez suivi jusque là. Tout à fait inattendu, notamment par rapport au comic, mais qui fait office de bon coup de pied dans la fourmilière. Cette mort, bien que pas directement liée à la guerre, fait réfléchir les protagonistes. Des notes posthumes seront laissées, pleines de bonnes intentions, qui feront office de compas moral, pour des personnages qui en ont de plus en plus besoin. Cela posera les bases de la ligne rouge de cette fin de saison : en plus de voir la suite de la bataille Alexandria/ Sauveurs, les notions de bien et de mal attachées à un camp où à l’autre se floutent. Nous apprendrons ainsi à voir d’autres facettes de Negan, tandis que Rick et son pote Morgan sont plutôt dans le dark side, comme Carol fut un temps.

Ce basculement de psychologie, associé à de nouvelles échauffourées au plans alambiqués et à l’implication de toutes les communautés, font de ces quelques huit épisodes parmi les meilleures de la série. Sans rire, chaque partie apporte sa pierre à l’édifice et on se surprend à très peu s’ennuyer (on parle de Walking Dead je rappelle).

À voir donc, et vous pouvez même commencer au premier épisode de cette reprise si vous avez lâchés depuis plusieurs années.

 

Attention ça rentre dans le vif du sujet : Negan contre Rick, qui est le plus vicieux ?

Nous l’avons dit, la mi-saison commence avec la mort d’un des protagonistes principaux : il s’agit du légendaire Carl Grimes, l’un des derniers personnages vivants dans le comic par rapport à la série. Chandler Riggs, son interprète, a d’ailleurs été surpris de cette annonce, tout comme l’ensemble des membres de l’équipe. Cette décision prouve en soit que personne n’est irremplaçable dans le show phare de AMC, à part peut-être Rick et éventuellement Daryl, et que nous sommes ainsi en droit de nous attendre à tous les retournement de situation.

Bref, Carl fut mordu par un zombie en faisant une bonne action dans l’épisode 8, le dernier avant la pause de mi-saison, ce qui nous a laissé sur un suspens insoutenable pendant de longs mois. Plus sur la forme de ce départ que sur le fond, nous le savons bien : la morsure de zombie, c’est la mort à tout prix. Nous suivons donc ses derniers pas avant l’issue fatale et inévitable, il aura ainsi le temps de faire ses adieux à son père, ainsi que, par extension, à nous autres téléspectateurs. Si Rick et Michonne sont bouleversés, cela semble être moins le cas des autres, alors que beaucoup d’entre eux l’ont vu grandir. On aurait aimé plus de larmes de tout le monde, ou un éloge funèbre que sais-je ? Daryl se contente juste d’une simple tape sur l’épaule… Pour ma part, si je trouve qu’il est l’un des meilleurs personnages des comics, sa mort à l’écran m’a laisse quelque peu froid : le personnage et l’acteur tenait globalement la route, mais ce n’était pas non plus le jeu d’acteur du siècle. A mon sens, certains acteurs du même âge sont bien meilleurs, citons notamment Jack Gleeson, qui avait 18 ans, tout comme Riggs, quand il a commencé à interpréter Joffrey Barathéon.

Carl prendra soin de faire parvenir ses derniers messages à ses proches sous formes de lettres, et ses dernières volontés seront, comme je l’ai dit, un des fils rouges de cette saison. Carl délivre en effet un message de paix, lui qui a dû toujours aller plus loin sur le chemin de la violence, tant il a littéralement grandi dans un monde sans pitié. Son message de pardon s’adresse à son père, qui devient sérieusement psychopathe, mais aussi à Negan, qui l’appréciait. Rick prend soin de lui lire la lettre par talkie-walkie, qui dit que seul la coopération permettra un futur radieux. Mais Negan rejette ce message, tout comme Rick : à présent c’est la guerre jusqu’à la mort.

walking dead gun GIF
Dire que nous l’avons vu grandir

 

C’est pas ma guerre, colonel !

Les deux camps se sont laissés empêtrer dans un conflit dont ils ne voient pas la fin, dans un cycle de vengeance infini. Au sein même des groupes, les allégeances bougent. Chez les Sauveurs, Simon décide de devenir calife à la place du calife. Cette idée a deux objectifs : finir par sortir le personnage de manière quelque peu significative, mais aussi créer un ébranlement chez le groupe des Sauveurs, qui n’a jamais connu de dislocation interne, à part celle de Dwight, dans l’ensemble peu impactante. La saison développe plus en détail la personnalité de Negan, un personnage qui, disons le sans honte, a sauvé la série du naufrage. Jeffrey Dean Morgan est bien le seul qui vaut le coup dans la saison 7 de The Walking Dead, et la scène du fracassage de crâne est le meilleur de la série.

Negan est dons plus exploré : pour lui, le concept des Sauveurs est cohérent et juste : en échange de la moitié des rations des groupes, il leur assure une protection totale contre les zombies et les autres humains belliqueux. Il a choisi de gérer tout cela d’une poigne de fer, avant tout pour garder à flot ce système qu’il a bâti, et les meurtres qu’il commet lui paraissent légitimes.

Chez les « gentils », une scission se créée entre les partisans de la paix et ceux de la guerre totale. Leur bande est grosso modo divisée en deux, et même les lettres de Carl auront peu d’effets pendant un temps. Les histoires se concentrent surtout sur Rick, qui est devenu un psychopathe total, et Morgan, qui est depuis longtemps engagé sur le chemin de la folie. L’histoire de Morgan n’est pas super intéressante, et son personnage n’est développé que parce qu’il apparait ensuite dans Fear The Walking Dead, le spin-off fantôme. Rick en revanche a encore une sacré propension à foutre le dawa partout où il passe (aka Alexandria qui s’écroule peu après son arrivée, avant même l’apparition des Sauveurs), et devient un dieu qui décide qui vit et qui meurt. Il lui arrive de tuer tout un groupe de gens, et d’épargner ceux d’après, sans raisons valables. Notre ancien policier s’appuie même sur les bons sentiments de ses ennemis pour les faire flancher et les ensuite les vaincre, ce qui est moralement dégueu.

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Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis

 

Un renouveau qui sauve littéralement la série du désastre

C’est ce qu’il fait par deux fois dans la saison, et à la toute fin avec Negan, qui fait preuve de quelques secondes de bons sentiments, ce qui permet de trouver une ouverture et de le battre. Comme dans le comic, ce dernier survit (la gorge tranchée c’est pas grand chose apparemment) et sera amené à être enfermé à la Colline, pour assister à l’avènement de ce nouveau monde de paix. Le discours final de Rick, ainsi que la toute dernière image de l’épisode, arrivent à nous donner la chair de poule. Beaucoup de personnages principaux n’auront ici qu’un rôle secondaire, seuls Maggie, pleine d’une fureur vengeresse, et Eugène, que l’ont déteste jusqu’à son coup d’éclat final, tirent leur épingle du jeu.

The Walking Dead a été prolongée pour une neuvième saison, qui s’annonce pleine de surprises maintenant que la menace principale a disparu. Mais apparemment, Maggie, furieuse que Negan ait été épargné, prépare quelque chose…

 

3 réflexions sur « Walking Dead, saison 8 partie 2 : les lignes bougent, et ça fait du bien ! »

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