Pokémon : Détective Pikachu : un bel hommage à la licence Pokemon ?

Sans conteste, Pokemon est l’une des licences phares et inarrêtable de notre société, et ce depuis le raz-de-marée des années 1990. L’annonce d’un film éponyme en 2016 avait surpris tout le monde, tant le défi semblait immense. Pari réussi ?

L’auteur de cet article confesse que la critique sera biaisé, tant les Pokémon et leurs mystères ainsi que le secret de leurs pouvoirs ont bercé son enfance. Les larmes de joie qui ont accompagné la version bleue et une Game Boy Color rutilante en l’an de grâce 1997 sont encore gravées dans sa mémoire. Quelle époque les amis : les badges, le Conseil des Quatre, le cable link, antiquité d’un autre âge, bien évidemment le dessin animé qui passait à la télé tous les mercredis… Vraiment, Pokémon a alors tout cramé sur son passage, c’était vraiment de la folie, et cela continue encore aujourd’hui (Pokémon Go for the win).

On aime tellement que l’on pardonne

De fait, nous n’allons aujourd’hui pas être trop dur, même si, vous vous en doutez, Pokémon : Détective Pikachu n’est pas exempte de défauts. Pour commencer le scénario ne casse pas vraiment trois pattes à un Psychokwak, même si nous nous attendions à pas grand chose de toute façon après avoir vu le trailer. Tim Goodman (Justice Smith) est le dernier de sa ville à ne pas avoir de Pokémon : tous ses potes ont eu un compagnon, mais lui revendique fièrement son travail au sein d’une compagnie d’assurance. Le système décrit dans le film est ainsi semblable à celui existant dans la franchise Digimon, autre série phare des nineties, un dresseur = un Pokémon, comme les Sith, par deux ils vont. Après cette entrée en matière, Tim, déjà bien étrange, apprend que son père, détective est porté disparu. Il aura donc la tâche de le retrouver, aidé du partenaire de ce dernier : un Pikachu qui parle (Ryan Reynolds au micro). Un méchant en mousse, deux trois retournements de situation vus à des kilomètres, et voilà le scénario du film. Ceci dit, le film suis a priori l’histoire du jeu éponyme sorti en 2016. Pas de faux pas à ce niveau là donc, des jeux vidéos ont eu le droit à des adaptation sur grand écran bien pire : Super Mario, Assassin’s Creed, Tomb Raider, Resident Evil… La liste est tristement longue. Pokémon : Détective Pikachu souffre de plus de quelques longueurs, entrecoupées de trop rares fulgurances, et de dialogues auxquels nous ne croyons guère : l’émotion entre Tim et Pikachu est difficilement palpable.

L’idée des films Pokémon en live action ne date pas d’hier, mais était évidemment complexe à mettre en oeuvre. Outre le budget, il fallait la technologie adéquate pour que nos petits monstres aient l’air réalistes. Et là, avouons que c’est pari gagné. Nous y croyons, les Pokémon s’intégrent tout à fait à leur environnement humain, et un certain nombre d’entre eux, issu de générations différentes, ont leur temps à l’écran. Rajoutez quelques moments qui tirent sur la fibre nostalgique, et le tour est joué pour faire oublier en partie la faiblesse du scénario.

Ainsi, nous vous conseillerons d’aller voir le film seulement si vous avez une réduction, car l’œuvre ne vaut pas vraiment douze euros. À KultureMania, nous espérons que cela va être tout de même le début d’une florissante franchise.

Les live action existaient déjà avant

Bon ok, mais bon, ça vaut le coup ?

Pour rentrer plus profondément dans le détail, revenons sur le scénario, si vous avez vu Pokémon : Détective Pikachu. L’enquête visant à retrouver le père de Tim, se « complique » (faites bien attention aux guillemets) inutilement. Celle-ci est mélangée à un faux vrai complot, dont les deux seuls bonnes idées sont l’invention du R, ce gaz qui enrage les Pokémon, et bien sûr toute la partie avec le grand, le génial , le magnifique MEWTWO. Ce Pokémon légendaire est excellemment bien modélisé, fidèle à son caractère que l’on peut voir dans les dessins animés qui lui sont consacrés et est bougrement puissant. Un clin d’œil aux premiers jeux est de plus inclu dans son histoire, laissez nous savoir si vous l’avez deviné ! En revanche, toute l’histoire du magnat (l’excellent Bill Nighy du coup) qui est en fait le vrai méchant, à la place de son fils que tout accuse, était prévisible depuis la Lune. La seule surprise ici serait l’intervention de son Métamorph génétiquement modifié. Enfin, le fait que le Pikachu parle car il possède la conscience du père de Tim est plutôt futé, même si du coup ce n’est pas vraiment un Pikachu.

Tout de même, à notre avis, une histoire banale de dresseur cherchant à être le meilleur aurait été à la fois plus simple et plus pertinente, propice à des combats et des captures, deux éléments qui manquent cruellement au film, hormis le match avec ce Dracaufeu parfaitement modélisé .

La scène qui a brisé l’auteur de ces lignes

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