#JeSuisLà : un très beau film qui pourtant manque de consistance

Une fois de temps en temps, les valeureuses équipes de KultureMania se rendent au cinéma pour voir un film français. Cette fois-ci, bingo : avec #JeSuisLà, nous avons une œuvre qui nous fait voyager à l’autre bout du monde, en Corée du Sud. Réalisé par Eric Lartigau (réalisateur du bon Prête-moi ta main en 2006, aussi avec Alain Chabat).

Dans #JeSuisLà, nous suivons Stéphane, un restaurateur basque, qui suit sa vie tranquille. Le personnage aspire tout de même à quelque chose d’autre, et c’est dans cet état d’esprit qu’il fait la rencontre de la coréenne Soo via Instagram. Décidant de la rencontrer après l’avoir connu un peu plus, il s’envole en Corée du jour au lendemain. La rencontre ne se passe pas comme prévu, mais Stéphane croise un grand nombre de personne et devient vite une star des réseaux sociaux. En effet, comme dans Le Terminal avec Tom Hanks, Stéphane commence à faire partie des attractions de l’aéroport où il attend pendant plusieurs jours Soo, et à avoir des fans. Nous passons un moment agréable en sa compagnie, et #JeSuisLà donne vraiment le sourire.

#JeSuisLà manque toutefois de consistance. C’est comme si l’histoire du film avait été retirée d’un récit plus large : nous n’avons pas vraiment le début, ni la toute fin. Le point final arrive de manière brutale, alors que l’histoire avait toute matière pour se poursuivre. L’occasion de nous faire voyager en Corée a aussi été manquée : les scènes à Séoul ne représentent qu’une partie mineure du temps d’image, et la plupart des aventures se passent au sein de l’aéroport. L’évolution de Stéphane est tout de même bien retranscrite, avec un Chabat au top de sa forme.

Les deux rôles titres sont tenus par Bae Doona (présente notamment dans Sense8, Kingdom et dans le trop méconnu Cloud Atlas) qui joue Soo et par Alain Chabat (un des meilleurs acteurs français qu’on ne présente plus) dans le rôle de Stéphane. #JeSuisLà est clairement porté par Chabat, qui semble être en pleine sérénité, au sein d’une œuvre qui lui ressemble. Nous avons aussi la présence de Blanche Gardin qui apporte une réelle performance d’acteur elle aussi. Les autres acteurs, notamment ceux qui interprètent les fils de Stéphane, souffrent en revanche du problème inhérent au cinéma français : nous avons l’impression qu’ils récitent simplement leur texte. Par ailleurs, les personnages qu’ils interprètent sont plutôt pénibles et ne veulent pas comprendre la besoin de folie de leur père.

En bref, #JeSuisLà est un moment sympa de cinéma français. Nous gagnerions à avoir des métrages qui mixent les cultures de la sorte, c’est une bonne idée !

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