L’administration Trump vs Huawei : que s’est-il passé?

Rien ne va plus entre l’entreprise chinoise de télécommunication Huawei et l’administration américaine. Dans le cadre de la guerre commerciale sino-américaine lancée en 2018 sous l’égide du président américain Donald Trump, Huawei se trouve en première ligne. Depuis lors, Huawei est soupçonnée par plusieurs pays occidentaux, ainsi que par le FBI, de collusion avec le gouvernement chinois. Ses projets d’installation de la 5G en Europe ont été annulés les uns après les autres, l’entreprise s’étant vu retirer plusieurs appels d’offre. Ce lundi 17 aout 2020, l’administration Trump a encore étendu les sanctions envers Huawei à 38 de ses filiales.

États-Unis vs chine, une guerre commerciales sans merci

Tout s’emballe en janvier 2019 : 23 chefs d’accusation sont émis à l’encontre de Huawei par le gouvernement américain, notamment celui d’espionnage. En mai 2019, Trump signe un décret interdisant aux entreprises de s’approvisionner auprès de fournisseurs jugés « à risque » dont Huawei fait partie. Plusieurs entreprises commencent donc à cesser leur collaboration, dont Google, qui avait pourtant fait pression pour le retrait du décret. De fait, Huawei ne pourra plus obtenir de licences Android, le système d’exploitation estampillé Google, pour ses nouveaux smartphones (mais pourra tout de même mettre à jour les applications présentes sur les smartphones achetés avant cette date). Seule la partie open source d’Android sera accessible à Huawei. Ainsi, l’entreprise chinoise doit mettre en place des solutions : se baser sur le moteur open source et ses propres équipes pour maintenir les produits Google à jour, sous peine de voir peu à peu ses téléphones devenir obsolètes, et développer ses propres services, créant ainsi un nouvel écosystème, en parallèle de IOS et Android. 

Quel futur pour Huawei ?

Par ailleurs, Huawei doit faire face à des problèmes d’approvisionnement de matériaux. Le décret signé par Trump restreint la vente par les entreprises de puces américaines à Huawei, et interdit à cette dernière d’utiliser des puces inventées ou fabriquées utilisant de la technologie américaine. Ainsi, l’entreprise a annoncé qu’elle serait en rupture de stock des puces Kirin au mois de septembre prochain, puces qui alimentent le futur modèle Huawei Mate 40 prévu pour octobre. Les efforts américains semblent donc porter leurs fruits. Huawei a cependant réalisé de bons chiffres globaux cette année, notamment en Europe. En effet, la firme a dépassé Samsung au second semestre pour devenir le premier vendeur de smartphone avec plus de 55 millions d’unités écoulées. Jusqu‘à quand ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s